Hommes Indre et Loire " Le Vieux Château "

Publié le par Boulmé Nadine

maquette-05.jpgA 900m du village de Hommes , sur la route qui méne à Gizeux , se trouve le vieux château d'Hommes , inconnu , dissimilé . Situé aux confins de l'Anjou et de la Touraine , dans un plat paysage de champs, le château se dressait autrefois dans une région d'étangs . A ses abords se trouvait le plus grand étang de Touraine , sur l'emplacement duquel , à la fin du 19éme siécle ( époque à laquelle ces espaces furent asséchés ) , on édifia une ferme modéle : la ferme de la Briche .
Hommes fût une chatellenie assez importante . A titre indicatif voici la listes des propriétaires de cette seigneurie :
En 1469 : Pierre d'Omes ( chevalier ) ...en 1497 : Jeanne de Montberon .....en 1508 : Mathurin d' Hommes....en 1550 :Rdiapo02.jpgené d'Hommes ...en 1610 : François de Maille chevallier des ordres du Roi .....en 1688 :Marie-Anne de Maille fille de Donatien , Marquis de Maille Caumont et veuve de Tiercelin d'Appelvoisin , seigneur de la Route du Maine ....en
1717 Jeanne de la Roue , veuve de Claude du Bosque , Marquis d'Epinay....en 1793 :vendue nationalement sur l'émigré Gaspard de Contades , la terre de Hommes fût achetée par la famille Tulasne ( dont un des membres était à cette époque le maire du village ) .
Dans la famille des propriétaires actuels depuis 1870 ( date de son achat par le trisaëul Monsieut Cail ) , le château a été déruit vingt ans plus tard par la veuve de celui-çi .
Il exitait dans le bourg , une maison appelée " La Frêche du Vivier " et qui relevait du château d'hommes . Le propriétaire devait à son Seigneur : à la fête de St Etienne ( 26 décembre ) douze sols , six deniers , deux chapous et un rameau vert . Au jour des morts ( 2 novembre ) un bouquet de fleurs de girofle , et d'amendes douces et deux pintes d'hipocras rouges ( vin sucré avec infusion de canelle ) . Le jour des rois ( 6 janvier ) un baiser , , un gâteau de la fleur d'un boisseau de froment , et dix huit deniers . Le 1er mai , un bouquet et un baiser . Ces singuliéres redevances sont mentionnées dans un acte de vente de" La Frêche du Vivier " , consenti le 30 mai 1649 pardiapo10-copie-1.jpg Nicolas Peschard seigneur de la Brillauderie au profit de Quentin Hervé seigneur de la " Barre " . En 1776 le propriétaire auquel incombait ces devoirs féodaux , entreprit de s'y soustraire . Mais un jugement du baillé de Gizeux du 24 avril 1776 , il fût bel et bien condamné à les payer comme ses prédécesseurs l'avaient fait .
. Ces deux transformations de son aspect original , se situent respectivement au tout début du 18éme siécle et à la fin du siécle suivant . La premiére partie , tentera de faire apparaître les différentes périodes de construction du château , et de nous la faire apparaître tel que pouvaient le voir les hommes de la Renaissance .
Le château de Hommes est un édifice de premiére renaissance , et les sculpteurs qui y ont travaillé , ont été fortement influencés par Azay-le-Rideau ( nous le verrons en étudiant son décor sculpté ) . Aussi la date de construction doit se situer aux environs des années 1520-1530 . Cette édification n'a pas eu lieu sur un terrain vierge , et le siécle précédant est présent dans le bâtiment . Ce que fût , dans la totalité la demeure de Pierre d'Omes et Jeanne de Montberon est difficile à déterminer , on ne peut qu'observer ce qui a été conservé ( soit par commodité et esprit d'économie , soit par respect du passé ) , par les constructeurs de la Renaissance .
Dans le plan d'ensemble du 16éme siécle nous observons un corps de bâtiment central et deux ailes en retour d'équerre , cantonné de tours aux angles , la partie du 15éme siécle occupe une part assez importante puiqu'elle est constituée par l'aile ouest et sa tour d'angle . Ce morceau de château posséde des mûrs épais et un plan assez irrégulier ( épaisseur des mûrs :1m75à 1m80 ) . L'édifice était cerné par des douves ( ainsi que la ferme de la même époque qui l'avoisine ) et on y accédait par un pont levis ( la façade en porte les traces ) .
Lors de la construction du bâtiment du 16éme siécle , cette partie du vieux batiment fût donc conservée , mais rénovée : démolition du pont levis remplacé par un petit pont de pierre à deux arches , percement d'ouvertures plus importantes . Son grand état de délabrement le rend aujourd'hui peu lisible , les lucarnes ont dispru , des bouts de mûrs sont écroulés et le tout est enfoui sous une végétation tenace et dévastatrice . Seule la tour reste en assez bon état , elle est si semblable dans son aspect extérieur à celle de l'angle est du château que j'aborderai leur étude ensemble
Vers le milieu du 16éme siécle , celle-çi se présentait donc ainsi : Son plan en U cantonné nord-sud . Les façades extérieures sont cernés de douves d'une vingtaine de métres de large en moyenne . Les façades diapo08-copie-1.jpgintérieures donnent sur une cour ouverte d'à peu prés 26m sur 25 m . Le corps de bâtiment central ( de 25m de longueur sur 5,60m de largeur ) abrite la partie la plus intéressante de l'édifice : un rez de chaussée formant galerie ouverte et un étage fermé formant galerie haute . La présence d'une galerie dans l'aile centrale peut être notée comme une particuliarité originale de ce plan , car ordinairement , c'est dans les parties latérales d'un bâtiment que l'on rencontre ce type de piéce .
Les deux tours sont demi hors-oeuvre . Celle contruite au 16éme siécle est beaucoup moins importante que la tour qui flanque l'aile du 15éme siécle ( 7m80 de diamétre contre 10m35 ) . Toutes deux présentent un aspect circulaire , cependant la tour Est , est intérieurement de plan carré ( 6m55 sur 6m40 ) , alors que la tour ouest présente le plan intérieur d'un octogone de 2m50 de côté . Chacune posséde trois étages dont un sous comble . Leurs premiers et deuxiémes étages communiquent respectivement de plein pied avec la galerie haute .
Sous toute la longueur de l'aile centrale et de ces deux éléments circulaires , s'allonge une cave voutée en berceau continu et à laquelle on accéde par un escalier extérieur s'enfonçant sous l'angle ouest du bâtiment . Cette cave s'ouvre sur la façade douve par des soupiraux à ouverture horizontale . Les deux ailes en retour d'équerre sont à peu prés identiques ( 14m pour l'aile Est , 15 m pour l'aile Ouest ) . Celle de l'Est dont les mûrs sont construits hors cour et que nous avons étudié plus haut , sert d'entrée avec son pont à deux arches . Celle de l'Ouest de plan rectangulaire , s'inscrit dans la surface de la cour intérieure .Elle présente sur sa façade Nord des traces d'arrachement de maçonnerie . diapo04.jpg
En plus l'angle Nord-Est trés arrondi du mûr qui délimite la cour intérieure , peut suggérer que cette aile Est présentait à cet endroit une petite tour circulaire . Mais aucune trace d'arrachement n'étant visible sur le tracé du mûr de cloture , on ne peut déterminer le lieu ou se trouvaient ces constructions , si contructions il y eut . Seules des fouilles pourraient éclairer ce point . Les mûrs du château sont recouverts d'un crépi jaune gris sauf en ce qui concerne la façade sur cour de l'aile centrale qui montre un appareillage de pierres réguliéres . Ce même côté présente une élévation à un seul étage surmonté d'un toit dont les deux pans se rejoignent à hauteur de la corniche des tours .
L'arcature est formée de neuf baies libres . Cette galerie ouverte présente une particuliarité originale : l'ouverture centrale est différenciée des autres par la mise en évidence de sa fontion c'est par elle que l'on entre , en montant quelques marches . Son plein de travée , sur le mûr est pourvu d'un riche décor sculpté , typique de la premiére Renaissance : deux putti sortant de cornes d'abondance tiennent un blason en forme de losange ( illisible adiapo03.jpgujoud'hui hélas ! ) . De nombreux médaillons de forme circulaire ou en losange contiennent un décor floral stylisé ( on en trouve de semblables à Azay-le-Rideau ) notamment sur les pilastres entourant les lucarnes . L'arc surbaissé montre une grande richesse de mouluration . . Les moulures en fort relief qui marquent la corniche du toit sur toute la longueur de cette façade , sont surmontées , au-dessous seulement de cette arcade d'entrée par une grande table de pierre , une lucarne aveugle qui coupe la surface du toit .
. Cette partie ornementale ressemble beaucoup aux lucarnes à fronton pignon d' Azay-le-Rideau , à la fois dans sa forme et dans son décor : notamment encadrement latéral de pilastres décorés , de losanges ornés de feuillages stylisés ( comme sur l'arc abaissé ) . Les huit autres arcades reposent sur un mûr bahut au bord supérieur mouluré d'un taureau . Les pilliers octogonaux de l'arcade centrale reposent aux extrémités de ce bahut . Des pilliers carrés de 35 cm de côté forment les pieds droits des travers latérales .
La partie centrale des pilliers de section carrée est amortie en arc brisé et ornée dans sa partie haute ( sur les quatres faces ) de deux moulures évoquant un dessus de remplage . Pour l' ensemble de ces supports , la baseSA17.jpg et l'imposte sont de la même forme carrée trés simple . Les huit arcs sur bahut sont des arcs plein cintre à moulure simple . Dans chaque arc , se trouvaient d'importants médaillons circulaires qui occupaient presque tout la surface . Etaient-ils en pierre sculpté , en ardoise , en terre cuite ?
La façade extérieure au corps de bâtiment central présente une élévation en trois parties . L'étage de soubassement est délimité dans sa partie supérieure par une grosse moulure pleine . Cette ligne discontinue est rythmée par quatres soupiraux à ouvertures horizontales appareillées de piérres blanches et soulignées chacune oar six grosses pierres sortant fortement du mûr .L'étage de la galerie ouverte s'étale entre cette répartition continue et la ligne discontinue de la corniche du toit , elle est moulurée de gros médaillons .
Six médaillons circulaires , petits , espacés et à têtes de personnages ornent les pilastres de la fenêtre Est . Le pourtour de chaque pilastre est mouluré ainsi que la partie supérieure des chambranles . La porte d'entrée de la façade sur cour Est par son ornement sculpté , un des plus beaux éléments du château . Elle est encadrée par deux larges pilastres lisses portant deux chapiteaux parés d'étranges animaux . Ces morceaux de sculptures portent une frise à riche décor d'arabesques et de candélabres , en trés faible relief . Ces motifs de la premiére Renaissance sont admirables par leur finesse d'exécution . Plusieurs mains ont dû travailler à orner le château de Hommes , car le décor trés fin , devait être admirable à l'époque .
Un remaniement de détail fût éffectué sur les tours à la fin du 16éme siécle . Une premiére phase de détérioration de l'état original du château se situe tout au début du 18éme siécle . Sur une des cheminées , une date est inscrite 1722 . Afin d'agrandir la surface d'habitation , la galerie ouverte fût découpée en plusieurs parties . On bouche les arcades , une sur deux fût remplie de maçonnerie en petit appareil assez grossier , les cinq autres transformées en fenêtres , se garnissant de boiseries et de vitres . La travée Est était même devenue pour plus de commodité une porte fenêtre , cela par la démolition de son mûr bahut et la construction de quelques marches , car le goût de l'époque au 18éme siécle , pour les petites piéces amena la propriétaire Jeanne de la Roue à compartimenter cette galerie , devenue galerie fermée , en troi salles d'habitation de dimensions à peu prés identiques . Chacune s'ouvrait sur les douves par une fenêtre , et sur la cour , à l'Est par une porte et une fenêtre, 920805.jpgau centre , la piéce s'ouvrait par une porte principale et à l'Ouest par deux fenêtres .
Les mûrs intérieurs ainsi formés par l'arcature demi-murée furent alors platrés ainsi que leur piquetage. Les deux mûrs intérieurs séparant la galerie en trois piéces séparaient aussi de la même façon la galerie haute , car ils abritaient les conduits de cheminées / deux dans le mûr Ouest et un dans le mûr Est . DEs six cheminées de l'aile , deux seulement restent intactes aujourd'hui / les deux cheminées d'étages adoddées au mûr Ouest , qui témoignent par leur style de cette époque .
Les deux travées extrémes de corps de bâtiment central sont surmontées , côté cour par deux lucarnes encadrant symétriquement la lucarne aveugle du 16éme siécle . Le château , lors de sa construction , à la premiére renaissance , n'en comportait vraissemblablement pas . Ces deux lucarnes  latérales sont de style Louis Xiii avec un encadrement et fronton cintré , dont la sévérité tanche sur la richesse de le table qui surmonte l'arcadeCHATEAU-copie-1.jpg centrale . On peut avancer l'hypothése que leur construction date de ce début du 18éme siécle , période de grans aménagements du château : car on a voulu donner sans doute un éclairage supplémentaire aux deux petites piéces nouvellement créees .
La grange constitue l'élément le plus interessant de la ferme . C'est une longue construction rectangulaire d'environ 24m de longueur entre deux pignons à rondelles , le vaste grenier carrelé couvert d'une belle charpente à double faîtage est accessible par un escalier extérieur d'une seule volée tournant à gauche . Sur chaque face lavoir.jpgtrois lucarnes à deux panneaux et fronton triangulaire à fleuron l'éclairent , l'une d'elle faisant porte d'entrée . A l'angle opposé diverses dépendances ou l'on remarque une grande cheminée à hotte sur linteau de bois joignant en pavillon carré qui a pu appartenir au systéme de défense .
Au 16éme siécle , le château d'Hommes appartenait à une famille qui en tirait son nom , Gaspard de Contades de Gizeux , propriétaire en 1793 ayant émigré, ses biens furent saisis par la nation . IL fût acheté par le citoyen Pierre Tulasne . On le disait prppriétaire de Hommes , mais il était en fait fermier de la seigneurerie . Une tradition voulait que pour s 'acquitter de sa dette , il lui aurait suffi de vendre une ou deux paire de boeufs , ce qui est assez imprécis , ainsi que les arbres qu'il y prit . Cette famille Tulasne dont plusieurs membres ont eu la charge de Maire de la commune ( en 1790-1831-1864 ) , posséda la ferme d'Hommes jusqu'en 1870 .
A cette époque la ferme était donné à moitié de tous gains et fruits pour neuf ans à dater du 25 Juin 1864 à Gabriel gauthier et Louise Foucher son épouse . Le 28 Février 1870 par le ministére de Maître Meunier , notaire de Channay-sur-Lathan , venu tout exprés au château d' Hommes , Hercule Tulasne ( fils de Pierre Tulasne et d'Eléonore Alain ) et son épouse Pélagie Ledoux vendirent le château avec deux fermes : celle du château avec 77 hectares et une autre dans la même commune de 47 hectares .
L'acquéreur se nommait jean-François Cail propriétaire de la Briche , manufacturier , officier de l'ordre Impérial de la légion d'honneur , chevalier de l'ordre Royal de la couronne de chêne de Hollande . Il était représenté par le régisseur de sa terre de la Briche tout proche dont il avait fait une exploitation agricole extraordinaire pour son temps . Mr Cail y joignit donc pour 180000 francs , les 120 hectares des terres du domaine de Hommes . Mais Jean-François Cail laissa à sa femme et à ses enfants le soin d'exécuter les clauses de son contrat , car il22262009.jpg décéda l'année suivante le 22 Mai 1871 en Charente . Quand au vendeur Hercule Tulasne ( veuf ) , il mourût au château le 10 Octobre 1872 , ce qui m'était fin à l'usufruit . Ce n'est que postérieurement à cette date que Mme Cail préferait probablement continuer à résider dans la nouvelle demeure de la Briche Le château d' Hommes couteux et inutile ne l'interéssait plus et elle pensa don à y récupérer à son compte des matériaux de construction qui furent réutilisés pour les autres propriétés , toit et planches qui entraina chute des cheminées , des pans de mûr et qui laissa ce si beau château à la ruine . Mme cail disparut à son tour le 6 Décembre 1890 en Pologne laissant pour seul héritier chacun pour moitié , sa fille Louise épouse de Charles Hébert , agent de change à Paris . Jean-François et Charles - Edouard Cail , ses petits enfants mineurs par représentation de leur pére décédé . Par acquisition de leur part à la barre du trbunal le 5 Août 1892 Mme Louise Hébert ( fille de Mr et Mme cail ) devint seule propriétaire de la Briche . Laissé à l'abandon le château d' Hommes se dégrada sous les intempéries et la végétation .
Au début de notre siécle , un membre de la famille Hébert voulut le protéger dans la mesure du possible . Il fit poser des tuiles sur les corniches des toits , couler une chappe de ciment sur le sol qui fût ainsi réhaussé , d'une qarantaine de centimétres , les décombres étant restés en dessous , boucher les arcades de la galerie reconstruite dans sa partie , abattue au 18éme siécle . Ces aménagements furent éfficaces car le château s'est peu détérioré depuis cette période . Les murs tiennent solidement , mais ce ne sont que des ruines . Par contre la ferme n'a subi aucunes dégradations , elle a toujours été exploité , les propriétaires en étaient Mr et Mme Hébert Philippe et les locataires de la ferme , Mr et Mme Léon Belloir vers 1922-1923 , puis les enfants Mr et Mme Roger Belloir de 1950 à 1979 .
Hommes avait à coeur de voir ce château en si triste abandon . Ainsi s'est construit une association < Les amis du pays Hommois > qui au début de l'année 1975 a rendu le château beaucoup plus approchable aux visiteurs . Ils ont débouché les arcades , nettoyé le bâtiment d'une grande partie de sa végétation qui le recouvrait et qui encombrait la cour intérieure . Evidemment beaucoup de travail , restait à faire , pour redonner à cet édifice la place qu'il méritait parmi les châreaux de la Touraine .
Mr Philippe Hebert ( je pense arriére petit fifs de Mr et Mme Cail ) se décide à vendre en 1977-1979 ces vestiges prestigieux à Mr et Mme Gino Napolitano , le château ( ce qu'il en restait ) , et la ferme avec de nombreux bâtiments il s'agit d'un ensemble de 118 hectares , entourant les ruines d'un château médiéval . Mr Napolitano entrepreneur dans le bâtiment à Paris , s'est efforcé immédiatement de se débarasser des végétations qui dissimulaient les ruines afin de les mettre en valeur , et supprimer les additions inésthétiques ajoutés au fil du temps .
Si la restauration totale apparâit difficile à réaliser , ces premiers témoins de le Renaissance n'en demandent pas moins d'être respectl2.jpgés et sauvegardés autant qu'il se peut . Les alentours du château ont été vite débarassé de la végétation , ce qui le rendit plus visible , et le mettait malgré tout en valeur .
Déjà en peu de temps Mr Napolitano avait admirablement commencer à restaure la propriété . Il avait l'intention d' entreprendre les fouilles indispensables et le tri des piérres tombés à terre , en attendant de pouvoir faire des travaux de restauration sérieux . Il avait rénové une batisse en maison bourgeoise , ou il venait avec sa femme Brigitte et son fils Philippe , passer les wenk-end , et les vacances . Il dirigeait les travaux en maître , et surveillait la ferme qui était exploitée par Mr et Mme Pouvreau . Déjà les alentours du château avait changé d'aspect et c'était trés agréable . Parfois nous apercevions Mr Napolitano , se promenant aux alentours de sa propriété , avec sa canne et son chapeau , il avait fiére allure ce grand homme .1652c.jpg
Or , ce propriétaire prestigieux fût emporté , suite d'une longue et douloureuse maladie en 1985 . Ce fût un coup dur pour ce château qui je crois autait retrouvé ses formes d'antan . Dommage que le destin en avait décidé autrement , Mme Brigitte Napolitano devenue veuve avec un fils ( Mr Napolitano avait une fille d'un premier mariage) , habitant Paris a dû se résoudre à vendre cette propriété . Aprés bien des ennuis avec les tziganes, quelque années aprés , la propriété fût achetée par Mr et Mme Hardy , déjà propriétaire en bretagne d' un " hôtel-restaurant " . De gros travaux fût exécutés dans la grange et l'habitation de la ferme , ils en ont fait un " gîte " pour les touristes de passage . Tout est bien qui finit bien .....!






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B
Félicitations madame pour votre persevérance dans vos travaux de recherches.<br /> Tout est clair, parfaitement expliqué avec de jolies photos a l'appui.<br /> J'ai personnellement connu le château en ruines avec la ferme en activité pendant la période de la famille Belloir Roger(1960/1975 - oncle et tante)que de changements!!!<br /> C'est avec beaucoup d'emotions que j'ai parcouru vos explications et commentaires, celà ma permis de faire un retour sur mes jeunes années!....<br /> Que de souvenirs dans ce chateau!!!<br /> Merci encore pour votre travail.<br /> Bien cordialement.
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